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Lifeisamiracle est un blog à histoires.

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Vendredi 4 mai 2007

(Refrain)
Chaleur couleur malagasy,
Sur ma peau tatouée, un grand M,
Madagascar, malagasy.

Une larme jetée dans l’Océan Indien,
Une goutte de sang mêlé à d’autres sangs,
Un parfum d’océan qui attire céans,
Peu importe où l’on vit, peu importe d’où l’on vient.

Les yeux couleur d’orage, un cœur de latérite,
Des cheveux épicés, lèvres goût vanillé,
Un parfum d'orchidée, une peau veloutée,
Le rythme de Mada jusqu’au magma palpite.

Territoire protégé arraché à l’Afrique,
Richesses à ciel ouvert qui peu à peu s’effritent,
Main-mise des vazahas, relent des colonies,
Madagascar implore : "où est passé mon fric?".

Une langue de feu si propice à la vie,
Endémie des couleurs, des espoirs et des cris,
Qu’année après année l’homme étouffe de mépris.
Faune et flore se consument sur l’autel du profit.

Les arbres sont rasés, la terre brûlée expie
Les erreurs du passé répétées à l’envie.
Une vie au jour le jour de labeurs sans répit,
Les mains levées au ciel vers le dieu que l’on prie.

La pauvreté bourgeonne, maladie, pandémie,
La pauvreté enrage des rizières à Tana,
Les deux pieds dans la boue, de l’or blanc plein les doigts,
C’est le riz qui nourrit tous les malagasy.

Madagascar se tait, Madagascar dispose,
La résignation naît d’une trop longue attente.
Madagascar ne souffre surtout plus qu’on lui mente,
Plus de renonciations ou les cités explosent.

L’île rouge est en train de déployer ses rêves,
Veut offrir un futur et des ailes aux enfants,
Ces enfants aux pieds nus, sourire étincelant,
Prêts à mordre la vie, la vie même s’ils en crèvent.

(Refrain)
Chaleur couleur malagasy,
Sur ma peau tatouée, un grand M,
Madagascar, malagasy.

Par Lux - Publié dans : Reality
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Mardi 1 mai 2007

Tes baisers ont gravé tendrement sur mon cœur
En un chemin tracé la vision du bonheur,
De notre vie à deux, à tous deux réunis,
De mon cœur à ton cœur, amoureux pour la vie.

 

 

 

Par Lux - Publié dans : Reality
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Vendredi 27 avril 2007

En apparté, voici une interview réalisée dans le cadre de mon travail, la découverte d'un métier qui m'a toujours fasciné : celui de taxidermiste. J'ai eu l'opportunité de rencontrer Franz Jullien, l'un des taxidermistes de la Grande Galerie de l'Evolution.

«Un taxidermiste ? C’est bien celui qui empaille les animaux ?»
Un tour à la Grande Galerie de l’Evolution suffit pour constater que la taxidermie, c’est plus qu’une histoire de « paille » ! Cette technique permet la conservation après leur mort de toutes sortes d’animaux, de l’insecte à l’éléphant en passant par le poisson, la pieuvre ou le lézard !
Un métier riche et passionnant dont parlerait pendant des heures le camarguais Franz Jullien, l’un des taxidermiste de la Grande Galerie de l’Evolution.
Interview avec l’accent du sud !

Quel a été votre parcours ?
Franz Jullien : J’étais dès mon enfance très attiré par la nature. Après un bac sciences agronomiques et techniques (équivalent STAE) en lycée agricole, j’ai suivi une formation de technicien de musée à Montpellier. Je suis entré directement au Muséum national d’Histoire naturelle, tout d’abord au laboratoire des reptiles et amphibiens puis à la Grande Galerie de l’Evolution, au Service de Conservation, Département des Galeries.

Présentez nous le Service de Conservation
F.J. : Le Service de Conservation s’occupe des collections de la Grande Galerie. Il les enrichit, les entretient et les restaure. Il intervient aussi lors de la fabrication des expositions temporaires.
Nous sommes 3 taxidermistes, tous spécialisés. Un s’occupe des grands mammifères, l’autre des petits mammifères et des oiseaux. Je suis le 3è et me consacre aux reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés.
Il y a aussi un plasticien qui fait de la sculpture et du moulage.

Quelles sont vos principales tâches ?
F.J. : Elles sont multiples ! Il faut régulièrement désinsectiser la Grande Galerie en posant des pièges à insectes et deux fois par an, nous fermons le site pour une désinsectisation totale. Même soucis de protection pour les collections sous-vitrines.
Sinon, nous avons tout un travail de diffusion des connaissances au public, ce que je fais par exemple en vous recevant à la Grande Galerie. Il y a bien sûr la gestion des stock de matériel et le travail technique de taxidermie sur les animaux.

Comment traitez-vous un animal pour qu’il soit ensuite exposé à la Grande Galerie ?
F.J. : Tout spécimen reçu doit être accompagné de documents douaniers et sanitaires, même s’il est mort sur le territoire français. On n’accepte plus les dons de particuliers, car il est nécessaire de bien connaître la provenance de l’animal.
Suivant l’état du spécimen, il est soit traité en « frais » (directement), soit passé au congélateur pour éliminer tout risque biologique.
La première étape est de dépouiller l’animal pour garder la peau et le moins d’os possible. Les squelettes, s’il faut les conserver, sont traités par les anatomistes et ostéologues. La peau est tannée pour être transformée en cuir imputrescible (qui ne peut pas pourrir). Il faut ensuite reconstituer le corps. Si l’animal est de grande taille, on travaille soit sur un mannequin rigide (moulage ou sculpture sur résine, plâtre, mousse…), soit sur un mannequin souple, soit par bourrage (fillasse, fibre de bois…). L’animal est mis en forme : pose de yeux en verre, couture de la peau, retouche de peinture…
Les insectes, eux, sont conservés par séchage et les crustacés par injection. Les mollusques sont en général conservés en bocal.

Combien d’animaux traitez-vous par an et sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
F.J. : Un taxidermiste de musée peut prendre son temps. Nous travaillons pour l’éternité, les collections doivent tenir le plus longtemps possible : certains animaux de la Grande Galerie ont plus de 300 ans ! Les spécimens qui sont manipulés par le public durent beaucoup moins longtemps.
Je peux traiter jusqu’à 200 animaux par an, selon leur taille.
En ce moment, je finalise la sculpture d’un poisson-scie « Pristis » de 6 mètres de long, sa taille maximale. Le poisson qui me sert de modèle a été pêché au Sénégal, mais il est beaucoup plus petit !
Je vais aussi participer à l’exposition « Mouches » (4 avril – 10 septembre 2007), plus spécialement sur les mouches artificielles pour la pêche. J’animerai d’ailleurs un atelier sur le montage des mouches artificielles: n’hésitez pas à venir me voir !

La Grande Galerie de L'Evolution
Jardin des Plantes
www.mnhn.fr

Par Lux - Publié dans : Reality
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Mercredi 25 avril 2007

5ème arrondissement de Tananarive.
Les maisons colorées dégoulinent sur les pans d’une des 12 collines de la capitale. Les rues sont presque tranquilles comparé au centre-ville grouillant de monde. Il est 11 heures et déjà on croise quelques écoliers en uniforme prêts à se rendre aux cours de l’après-midi.
Nous avons rendez-vous dans une école publique qui couvre tous les niveaux du primaire au bac. 800 élèves y sont inscrits, tous des environs. 800 élèves pour 5 classes, 5 minuscules salles. 800 élèves que la directrice a été obligée de scinder en 2 groupes de 400, l’un suivant les cours le matin et l’autre l’après-midi.
Nous arrivons juste au moment de la récréation. Des dizaines de paires d’yeux curieux tentent de nous apercevoir par la fenêtre du bureau de la directrice. Celle-ci nous détaille ses besoins, très importants : plus de classes, des salles insonorisées au maximum, un mobilier en bon état, du matériel pour tous les élèves, une salle réservée à la cantine et surtout une bibliothèque. L’Etat malgache alloue en effet une subvention aux écoles capables d’ouvrir une bibliothèque. Mais pour cela, il faut de l’argent…
La cantine est gérée par Nutrimad, projet de nutrition infantile de l’association Gret (Voir détails de l’opération sur le site www.gret.org > Le Gret dans le monde > Représentations pays > Madagascar). Cet encas est malheureusement insuffisant pour bon nombre d’enfants qui ont ensuite du mal à se concentrer pendant les cours. La directrice soupire : « Notre école a le plus faible taux de réussite de la capitale… ».
Petit tour dans les classes. La directrice tient à nous présenter aux 5 classes collées les unes aux autres, formant un L. Les bambins n’attendent que ça et certains se dévissent le cou pour nous apercevoir par la porte ouverte. « Bonjour madame, bonjour monsieur » récitent-ils tous à notre entrée. Sourires et rires étouffés. Nous passons de classe en classe. Certains portent un uniforme typique à Madagascar : une blouse vichy verte foncé. Ces uniformes ont paraît-il été offerts par la Chine dans le cadre d’un programme d’échanges…
En partant, nous remettons à la directrice des cahiers, feutres, savons et biscuits restant de nos deux distributions précédentes. Le contact est pris pour le futur…

> Voir l'album photos associé Madagascar - Distribution à l'école

http://mada2007.over-blog.com

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Dimanche 22 avril 2007



Vendredi 13 avril 2007

C’est grâce à l’accueil et au travail du pasteur de l’hôpital, le pasteur Yvonne, petit bout de femme d’une cinquantaine d’années, que Loyola avait pu réaliser sa première distribution à Noël 2005.
Deux ans plus tard, elle nous accueille avec le même sourire et les mêmes préoccupations. « Dieu m’a dit que j’avais encore du travail à mener ici », nous glisse-t-elle. Assurer le service religieux, avec un temple en pleine reconstruction, mais surtout une présence constante auprès des malades et leurs familles, venus le plus souvent de loin dans cet hôpital public aux faibles moyens. Salles vétustes, matériels insuffisants… l’hôpital répond tant bien que mal aux besoins de ses patients.
Notre distribution commence par le service d’oncologie… Beaucoup des enfants que nous y rencontrons sont dans un état critique. Notre sourire à tous est un peu crispé tandis que nous parcourons les chambres. Insuffisance de prévention, manque de soins, malnutrition… les causes des maladies sont multiples et toujours si injustes.
Suite des distributions au service d'hématologie, traumatologie, chirurgie et neurologie. Là, des enfants babillent allégrement. Certains sont immobilisés, la jambe attachée à un système de cordes et de poulies. Les mères et les pères sont très présents auprès de leurs enfants, cuisinant sur place les repas, les éventant à cause de la chaleur, les accompagnant dans un séjour qui dure pour certains depuis plus d’un an. Les bandages ne sont pas toujours très propres, la peinture sur les murs s’écaille. Sur un lit, quelqu’un a gravé l’inscription « Titanic »…
Les enfants déballent leur sachet avec un large sourire, heureux de découvrir les poupées, voitures, cahiers, feutres, stickers, bonbons et biscuits offerts. Les parents nous remercient chaleureusement.
En partant, nous remettons 150 euros au Pasteur Yvonne, pour l’achat de matériels et de médicaments dont les malades ont tant besoin.

Encore merci pour tous vos dons.

> Voir l'album photos associé Madagascar - Distribution à l'Hôpital

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Samedi 21 avril 2007

Lundi 9 avril 2007
Ce tout petit village se trouve à 40 km de la capitale.

Après avoir traversé les faubourgs encombrés de Tana, glissé sans encombre sur la bretelle au bitume impeccable, nous avons roulé pendant plus d’une demi-heure jusqu’à atteindre l’embranchement qui nous conduirait au village de notre première distribution.
Au bout d’un serpent de goudron parsemé de nids de poule, nous avons dû laisser les voitures pour parcourir à pied le dernier kilomètre. Autour, paysages de collines aux doux dégradés de verts entourées d’un patchwork de rizières. Les habitants du village sont encore pour la plupart le dos courbé sur les milliers de tiges d’or blanc.
Notre arrivée suscite des éclats de voix de l’autre côté d’un champ. Au pied du village, une école en dur avec trois robinets. On nous apprend qu’il existe encore deux autres points d’eau comme celui-ci dans le village. Un luxe pourtant si nécessaire.
Déjà les premiers enfants accourent pour repartir aussitôt chercher leurs familles et amis. Une jeune femme me montre son numéro de passage, le 90. Elle éclate de rire : son accueil restera pour moi l’un des plus touchants de cette journée.
Les hommes du village ont porté avec nous nos lourds paquets de cadeaux jusque dans la cour de l’école. Les villageois se rassemblent très vite et montent nous rejoindre en file indienne. Le chef du village les accueille avec d’autres « notables ». Il porte comme beaucoup de Malgaches un T-Shirt publicitaire à l’effigie de l’actuel président de la République, Marc Ravalamomanana (prononcer « Ravalmane »). Il explique aux habitants l’histoire de cette distribution et la générosité de gens (vazahas) à l’autre bout du monde.
Une fois les présentations faites, place à la distribution. Pendant deux heures, les familles défilent à la table d’accueil, femmes, hommes, ribambelles d’enfants, 1, 3, 7 ou 8 par familles, une vielle femme seule, une mère venue pour sa famille restée travailler dans la rizière et repartant les bras chargés de sachets.
Les enfants serrent leur sac dans leur bras, les parents acceptent avec un grand sourire les bougies, savons et kilo de sucre qu’on leur tend. Ils s’éparpillent ensuite dans la cour pour découvrir le contenu des sachets, petite voiture, crayons de couleur, cahier, bonbons, corde à sauter, T-Shirt à manche longue… le tout dans une atmosphère de fête.
115 familles, plus quelques autres arrivées en cours de distribution, soit plus de 600 personnes, auront pu recevoir ces cadeaux grâce aux dons récoltés en France.
Nous donnons à la directrice de l’école des cahiers et cinq ballons. Une groupe d’enfants entonnent une chanson de remerciement : "C'est nous les enfants d'Ampahimanga, merci pour votre amour, merci pour votre coeur".
> Voir l'album photos associé Madagascar - Distribution au Village d'Ampahimanga

Nous avons pu effectuer deux autres distributions, à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona et dans la petite école publique Andraisoro, dans le 5ème arrondissement de Tananarive.

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