Le pays d’où je viens

Publié le par Lux

Le pays d’où je viens sème ses collines
Jusqu’à l’horizon puis les jette à l’eau,
Dans un océan couleur acier aigue-marine,
Un peintre a mélangé le bleu et le vert d’eau.

Le pays d’où je viens a creusé la terre,
Les hommes y ont souvent courbé le dos
Pour planter y la vie, pour qu’elle y prospère.
Economisant leurs larmes et leurs mots.

Le pays d’où je viens a traversé les guerres,
A prêté allégeance aux monarques déchus,
Les hommes ici s’accrochent un peu trop à hier,
Refusant d’approcher les belles inconnues.

Le pays d’où je viens puise dans son passé
Les richesses de demain pour se valoriser.
S
es dirigeants ont su exploiter son histoire,
Oubliant aujourd’hui de la renouveler.

Le pays d’où je viens garde un pied en mer,
De ses rivages s’échappent mille vaisseaux,
Guidés par un appel, celui du grand air,
L’océan atlantique est riche de ses bateaux.

Le pays d’où je viens est ouvert à tous vents,
Vent d’ouest Force 5 part secouer les terres,
Traverse la région imitant l’ouragan,
Les cloches des églises jouent aux filles de l’air.

Le pays d’où je viens est un département fier,
Qui a mis du temps à être reconnu,
Ses habitants ont enfin quitté leur bocage,
On vient s’y promener, on ne s’y cache plus.

Le pays d’où je viens a un nom de rivière,
La tête dans les étoiles, racines plongées en terre,
Un goût de sel, d’humus et de soleil,
J’ai quitté ce pays pour pouvoir m’en passer,
J’ai quitté ce pays pour me nourrir d’ailleurs,
J’ai quitté ce pays sans pouvoir l’oublier.

Le pays d’où je viens s’appelle la Vendée et jamais plus jamais, je ne voterai De Villiers !

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