Madagascar

Publié le par Lux

(Refrain)
Chaleur couleur malagasy,
Sur ma peau tatouée, un grand M,
Madagascar, malagasy.

Une larme jetée dans l’Océan Indien,
Une goutte de sang mêlé à d’autres sangs,
Un parfum d’océan qui attire céans,
Peu importe où l’on vit, peu importe d’où l’on vient.

Les yeux couleur d’orage, un cœur de latérite,
Des cheveux épicés, lèvres goût vanillé,
Un parfum d'orchidée, une peau veloutée,
Le rythme de Mada jusqu’au magma palpite.

Territoire protégé arraché à l’Afrique,
Richesses à ciel ouvert qui peu à peu s’effritent,
Main-mise des vazahas, relent des colonies,
Madagascar implore : "où est passé mon fric?".

Une langue de feu si propice à la vie,
Endémie des couleurs, des espoirs et des cris,
Qu’année après année l’homme étouffe de mépris.
Faune et flore se consument sur l’autel du profit.

Les arbres sont rasés, la terre brûlée expie
Les erreurs du passé répétées à l’envie.
Une vie au jour le jour de labeurs sans répit,
Les mains levées au ciel vers le dieu que l’on prie.

La pauvreté bourgeonne, maladie, pandémie,
La pauvreté enrage des rizières à Tana,
Les deux pieds dans la boue, de l’or blanc plein les doigts,
C’est le riz qui nourrit tous les malagasy.

Madagascar se tait, Madagascar dispose,
La résignation naît d’une trop longue attente.
Madagascar ne souffre surtout plus qu’on lui mente,
Plus de renonciations ou les cités explosent.

L’île rouge est en train de déployer ses rêves,
Veut offrir un futur et des ailes aux enfants,
Ces enfants aux pieds nus, sourire étincelant,
Prêts à mordre la vie, la vie même s’ils en crèvent.

(Refrain)
Chaleur couleur malagasy,
Sur ma peau tatouée, un grand M,
Madagascar, malagasy.

Publié dans Reality

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